Retour Actualités | Publié le 19/07/17

Zazakely Sambatra : Interview de Bruno Chatelier, Vice-Président de l'association

SOFIDEEC Baker tilly_Zazakely Sambatra

SOFIDEEC Baker Tilly accompagne Zazakely Sambatra sous forme de mécénat dans les domaines comptable et de gestion depuis début 2017. Les deux structures se sont rencontrées en 2016 lorsque le cabinet a apporté un soutien financier à l’association.

Zazakely Sambatra a été fondée par Véronique de Bourgies pour soutenir les enfants les plus démunis de Madagascar. Cette association était au cœur de son projet personnel pendant 11 ans. Véronique nous a quittés lors des attentats du 13 novembre 2015.
Bruno Chatelier, vice-président de l’association, a accepté de nous parler de son engagement auprès des enfants de Madagascar.
 
1- Pourquoi avez-vous décidé de vous engager au sein de Zazakely Sambatra ?
Je suis ami avec Stéphane de Bourgies depuis 35 ans, et après le décès de sa femme Véronique lors des attentats, Stéphane était totalement effondré et il devait s’occuper de ses enfants en priorité et de son métier, tout en se demandant comment gérer l’association. 
L’amitié a un sens : j’ai décidé de m’impliquer à ses côtés afin d’essayer d’aller plus loin. J’avais un avantage de mon côté : 25 ans d’entreprenariat et une longue expérience dans le conseil en France et à l’international. J’ai décidé en mars 2016 d’arrêter mes activités professionnelles et de me concentrer entièrement sur ce projet.
Dans un premier temps, il a fallu faire un état des lieux à Madagascar : 2 mois d’audit des structures, social, financier et juridique. Je me suis retrouvé au cœur des problématiques là-bas et je suis revenu avec la détermination que les jeunes deviennent le changement de leur pays.
 
2- Quelles sont vos actions de communication en France sur 2017 ?
Nous avons un mécénat de compétences avec une agence de communication digitale qui se mobilise pour aider à monter des outils de communication plus structurés vers nos différentes cibles : parrains, grands donateurs, grand public, entreprises, partenaires institutionnels (UNESCO, UNICEF…) au travers de newsletters spécifiques.
L’agence nous assiste aussi sur la création d’un nouveau site internet qui accompagne la nouvelle stratégie de l’association.
On se sert également des réseaux de nos réseaux.
Une communauté de gens connus nous soutient à travers des contacts professionnels et amicaux de Stéphane de Bourgies, photographe. Tout récemment Sting s’est engagé à nos côtés.
Un dîner de levée de fonds est organisé chaque année le 13 novembre autour des plus grands chefs français. Un premier diner a eu lieu en 2016 et cette année, 5 grands chefs seront à nos côtés pour une grande collecte de fonds.
 
Nous sommes conscients que dans la société, une actualité en chasse une autre, nous voulons que le départ de Véronique reste présent au cœur de l’association. Il y a un gros travail à faire pour faire émerger notre projet : tous les gens qui nous suivent doivent être des acteurs mobilisés.
 
 

Sting parle de son soutien pour l'association !
 
3- Vous êtes en train d’écrire le 3ème chapitre de l’association ?
Exactement.
Le 1er chapitre, c’est tout ce qu’a entrepris Véronique jusqu’à son départ.
Le 2ème chapitre, c’est tout ce qui s’est passé depuis novembre 2015 : la consolidation et le renforcement de l’organisation des structures et des process.
Nous sommes en train d’aborder le 3ème chapitre de l’association, plus structurant : nous analysons les limites du système et nous devons faire en sorte que toutes les actions que nous faisons visent un essaimage sur tout le territoire malgache.
Tout le monde s’accorde à dire que le pays a beaucoup de potentiel mais n’arrive pas à s’en sortir. L’Etat à son rôle à jouer mais notre mission est de dire que les acteurs du changement, c’est la société civile et avant tout les jeunes.
 
On va structurer l’association en 2 pôles : l’éducation et la promotion des jeunes entrepreneurs :
 
1- L’éducation, avec 2 projets :
  • Centre pour enfants KETSA : appui scolaire dans une zone périurbaine afin d’aider à repenser le système scolaire,
  • Création d’une école de référence (maternelle, primaire et 2 classes de 6ème) en co-développement avec une petite ONG locale.
Ces 2 projets locaux permettent de nourrir d’autres projets pour répondre aux problématiques structurelles du pays : 
  • Formation des professeurs : lancement d’un projet pilote avec le soutien du ministère malgache autour de 20 professeurs dont le but est d’apporter des outils pédagogiques supplémentaires,
  • Formation professionnelle des jeunes : ce projet  est innovant et va permettre d’accompagner les jeunes qui sont les acteurs du changement de demain dans les circuits de formation courtes et les filières d’avenir : hôtellerie/restauration, nouvelles technologies, agriculture, bâtiments travaux publics, textile.
 
2- Promouvoir les jeunes entrepreneurs
Nous accompagnons 2 incubateurs locaux dans les domaines de l’agri-business et des nouvelles technologies ainsi que 10 entrepreneurs.
 
 
4- Parlez-nous de votre partenariat avec SOFIDEEC Baker Tilly ?
SOFIDEEC Baker Tilly est un partenaire très important et très structurant. C’est une source d’expertise liée au positionnement du cabinet qui va nous permettre de professionnaliser l’ensemble de notre approche. Ils nous aident à nous renforcer dans nos process et à mettre en place des outils qui permettent de piloter en temps réel.
SOFIDEEC nous a également conseillé dans le choix d’un cabinet de commissariat aux comptes.
 
 
5- Est-ce que vous avez un message particulier à faire passer ?
On se démarque de l’ONG humanitaire pour passer acteur de développement économique et social : agir dans un pays complexe, se poser la question si ce que l’on fait est utile et structurant sur le long terme et dans une démarche qui ne soit pas de l’assistanat…
Chacun peut devenir acteur de cette ONG par des contributions financières, en compétences ou par des mises en réseaux (en contact avec des entreprises qui peuvent nous accompagner).
Notre structure a une vision globale de la problématique des jeunes à Madagascar, nos racines (Véronique et son énergie autour du projet), les valeurs de la république, les rencontres que l’on peut faire… : on a envie d’aller plus loin pour les jeunes, on a besoin d’aide !
Le but ultime est de quitter le pays quand on aura réussi à le transformer et à accompagner des structures autonomes…

Plus d’informations sur Zazakely Sambatra

SOFIDEEC Baker Tilly accompagne les acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire

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